Reproduction patinée à la main. Moule réalisé à partir d'une empreinte de l'œuvre originale exposée au Louvre.
Découverte à la fin du XIXe siècle sur l'île de Samothrace, cette sculpture a été réalisée pour commémorer une victoire maritime. L'extraordinaire virtuosité du drapé crée la puissance de l'œuvre et l'illusion du mouvement qui l'anime; la Victoire semble se poser sur la proue.
La technologie 3D a été utilisée pour reproduire fidèlement cette réduction et a permis d'intégrer les dernières restaurations faites sur l'original.
La statue de la Victoire de Samothrace : histoire et symbolisme
Découverte en 1863 dans le sanctuaire des Grands Dieux de Samothrace, cette statue de 3,28 m de hauteur représente Niké, la déesse ailée de la Victoire. Érigée au début du IIe siècle av. J.-C., elle est généralement interprétée comme un ex-voto célébrant une victoire navale, probablement offert par des Rhodiens. Sculptée en marbre de Paros, la déesse se dresse majestueusement sur la proue d'un navire, ailes déployées.
L'extraordinaire virtuosité du drapé crée l'illusion du mouvement : le vêtement plaqué révèle en transparence le corps cambré, tandis que les plis ondulent et se déploient en une traîne flottante. Cette œuvre hellénistique mêle références classiques et théâtralité baroque, préfigurant les audaces sculpturales de Pergame.
Pour aller plus loin sur l'oeuvre
Où est la tête de la Victoire de Samothrace ?
La tête de la Victoire n'a jamais été retrouvée depuis sa découverte en 1863. Parmi les nombreux fragments mis au jour à Samothrace, aucun ne correspond à la tête, au cou ni aux bras. Champoiseau retourna sur l'île en 1879 sans succès. Seule une main droite a été identifiée lors de fouilles ultérieures. Malgré les nombreuses campagnes archéologiques, la tête demeure introuvable, conférant à cette sculpture son mystère reconnaissable.
Qui a sculpté la Victoire de Samothrace ?
L'artiste demeure anonyme. La statue est attribuée à un sculpteur rhodien du début du IIe siècle av. J.-C. Un fragment d'inscription mentionnant "...S RHODIOS", découvert en 1891 à proximité, a conduit plusieurs chercheurs à proposer une origine rhodienne de l'œuvre. L'historien Hermann Thiersch proposa en 1931 le nom de Pythocritos de Rhodes. Cette attribution reste toutefois hypothétique. Son sculpteur maîtrisait l'art du drapé et appartenait à la tradition hellénistique annonçant le baroque de Pergame.